The Rise of Financ’ethic

Lancée pour la première fois en 2013 au sein des écoles de commerce, la 3ème édition de The Rise s’est déroulée les 24 & 25 novembre dernier, réunissant cette fois-ci non seulement des écoles mais aussi des universités, de France et de l’étranger.

Le principe de cette Revolution Initiated by Students for Entrepreneurship est simple : organiser une compétition entre écoles pour voir quelle école pourra rassembler le plus de prêts dans un court laps de temps (2 jours).

klb

Ces prêts serviront à financer des projets proposés par Babyloan (organisateur de la compétition) aux quatre coins du monde. Avec la particularité suivante : c’est au prêteur de sélectionner le projet qui lui tient le plus à cœur, en fonction de la description du projet, du lieu et du temps de remboursement. Ces projets, qui peuvent aller de la création d’une ferme laitière en Azerbaïdjan à l’achat de stocks pour une épicerie au Bénin, sont lancés par des micro-entrepreneurs ne pouvant ou ne voulant pas passer par le circuit bancaire ordinaire. A travers ces prêts, ce sont toutes les économies locales qui se trouvent entraînées dans un élan vertueux, par l’accès à la consommation et la hausse du niveau de vie de populations.

La raison de ce succès

Chaque année, la plateforme fixe un objectif à atteindre, et chaque année ce seuil est dépassé : cette année, ce ne sont pas 100 000€ mais 126 278€ qui ont été récoltés ! Les 1901 participants, provenant de 28 écoles différentes, vont ainsi permettre à 129 projets de micro-entreprise de se réaliser.

La raison de cet engouement grandissant, en dehors de l’évidente émulation de la « compétition » inter-école, est principalement due à l’assurance donnée par la plateforme quant au remboursement : pour participer, les écoles paient une assurance qui leur permet d’être certaines que les sommes prêtées seront remboursées.

En perpétuelle évolution, la plateforme a mis en place cette année un remboursement sous forme de mensualités (et non plus annuité), s’adaptant ainsi au besoin de trésorerie des étudiants.

À une période où les écoles de commerces sont décriées, la symbolique est belle au vu du classement : trois ans de suite que l’EDHEC (Lille – Association Noise) et GEM (Grenoble – Association ImpAct) se trouvent dans le top 3. Cette année, elles sont suivies de l’ESSEC (Cergy), Paris-Dauphine et l’ENS Cachan. Alors, pas solidaires nos étudiants ?

Intéressé ?

The Rise est finie et vous n’avez pas pu prêter ? Ne vous inquiétez pas, la plateforme Babyloan est encore ouverte jusqu’au 4 décembre pour vous permettre de défendre un projet qui vous tient à cœur !

Marre de la finance destructrice ? Investissez dans l’homme.

Hervé Chung – Président d’ImpAct