Les meilleurs documentaires Netflix engagés pour le développement durable

Films, séries, dessins animés… Netflix, leader incontesté de la vidéo à la demande, nous offre tout un panel de divertissement audiovisuel. La plateforme américaine la plus « cool » du moment compterait jusqu’à 100 millions d’abonnés dans le monde. Netflix est largement utilisé pour se détendre plutôt que pour s’instruire, mais on oublie trop souvent le pouvoir de l’image et de la vidéo pour faire passer un message et s’en souvenir ! Netflix ce n’est pas seulement du divertissement. Dans toute cette proposition de films et séries à succès se trouvent aussi des perles rares, des sources d’informations qu’on ne devrait pas sous-estimer. Ci-dessous, vous trouverez une sélection de documentaires en rapport avec le développement durable disponible sur Netflix. Chacune des œuvres sélectionnées remplit une certaine fonction : celle de nous alarmer sur le constat global de l’environnement et de l’humain, celle de nous inspirer sur une société bien différente, celle de nous donner de l’espoir sur la capacité de l’Homme à réagir face à la situation mondiale…

Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus, les « minimalistes » Crédit: Joshua Fields Millburn

Imaginez un monde, où l’on ne vivrait pas pour consommer et agrandir nos possessions, mais plutôt un monde où l’on reviendrait à l’essentiel, sans en vouloir « toujours plus ». C’est ce qu’ont fait (et font !) les deux américains Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus,réalisateurs du documentaire Minimalism : A Documentary about the Important Things. Ces deux représentants nous emmènent dans leur quotidien de minimaliste, en tournée aux Etats-Unis pour promouvoir leur façon de vivre. Le minimaliste n’est pas quelqu’un de simplet ou creux mais quelqu’un qui se contente de ce dont il a besoin pour vivre, et se sent plus épanoui avec ce mode de vie. Les réalisateurs critiquent ici notre propension à acheter des produits que nous possédions déjà, toujours fonctionnels, mais qui ne correspondent plus au goût du groupe auquel on s’identifie (Ex : la mode). Selon eux, c’est « le mal » de notre société et cela nous rend misérable. La classe moyenne surtout, accumule des biens – très souvent dont elle n’a pas besoin – pour assouvir son besoin matérialiste, en oubliant le principal : l’Homme n’est pas heureux grâce à ses objets et ses possessions, mais grâce à ce qu’il a à l’intérieur de lui-même et son mode de vie. Inspirant et effrayant à la fois, ce documentaire remet en question la société du XXIème siècle et sa consommation maladive.  

Mondialisation rime avec ultra consommation et industrialisation. Notre surconsommation commence à nous poser de graves problèmes, seulement, les conséquences de ce mode de vie ne sont pas les mêmes pour tous les citoyens à travers le globe. C’est sur un mode de production intensif que repose la plupart des marchés économiques. Andrew Morgan, dans son documentaire The True Cost datant de 2015, nous livre un état des lieux sur l’industrie textile et ses géants du vêtement répondant à une demande du consommateur toujours plus exigeante sur les prix. Cela aboutit à des conditions de travail invivables pour les ouvriers dans les pays en développement. L’auteur nous remémore l’effondrement du Rana Plaza tuant 1127 ouvriers…  Bref, ce n’est plus un secret, ceux qui fabriquent nos vêtements souffrent de conditions (et de salaires !) misérables, pour toujours plus produire, pour que nous puissions acheter à bas prix. Aux conséquences sociales s’ajoutent les coûts environnementaux : l’industrie textile fait partie des industries les plus polluantes. Les matières premières contenant des OGM (coton de Monsanto), le gaspillage de vêtements non biodégradables… Tous ces facteurs contribuent à la pollution de l’environnement. Une prise de conscience se fait tout le long de ce documentaire et nous rappelle la responsabilité du consommateur dans ce processus de production.

L’environnement est aussi un des sujets phares des documentaires sur Netflix. Avant le déluge est une œuvre où l’on retrouve notre star hollywoodienne, Mr. Dicaprio, voyager à travers le globe pour comprendre le changement climatique. En 2014, Leonardo Dicaprio a été nommé Messager de la Paix aux Nations Unies sur les enjeux climatiques. Il s’est alors lancé dans une véritable quête d’informations aux quatre coins du monde. Grâce à sa réputation, il obtient des rencontres avec de grandes personnalités comme Barack Obama et le Pape François pour échanger sur les problématiques environnementales. Dans son périple, il traite alors d’une multitude de sujets : déforestation, fonte des glaces, disparition des récifs coralliens dans les océans… L’acteur américain nous dresse donc le tableau d’une nature si belle et diversifiée dans le monde, que nous détruisons à travers notre mode de vie depuis des décennies. Ce documentaire sonne comme un appel à l’aide et à la mobilisation.

Crédit: Alisdare Hickson/Flickr

Tout le monde le sait : l’industrie, les transports, l’énergie…  Toute cette activité humaine pollue. Seulement, une des raisons de la pollution à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui est bien trop souvent mise de côté, celle de l’élevage. Véritablement, les causes de ce déclin climatique sont méconnues par beaucoup d’entre nous. C’est sur cela que s’est penché Kip Andersen, dans son documentaire Cowspiracy : the sustainability secret. L’élevage industriel rejette énormément de gaz à effet de serre et de méthane. Sans parler des écosystèmes et l’environnement menacés et détruits par l’élevage intensif…  Il nous emmène donc à la rencontre des ONG environnementales pour comprendre pourquoi si peu de citoyens sont au courant de l’impact de l’élevage industriel à grande échelle sur la planète. Lors du visionnage des interviews, il paraît évident que certains représentants de ces ONG ne veulent pas avouer que l’élevage intensif représente un risque certain pour l’environnement. Selon le réalisateur, le sujet est très peu abordé car il serait trop compliqué pour les ONG de demander un changement sur le régime alimentaire des citoyens. Aussi, il soulève l’hypothèse que les géants de l’élevage intensif pourraient ne pas accepter que l’on empiète sur leur marché, d’où le nom du documentaire…

Fondamentalement, ces quatre documentaires nous offrent le même dénouement : il est urgent de changer nos mentalités, notre alimentation, et notre consommation… Mais comment modifier notre mode de vie et ralentir la surconsommation alors que la population mondiale atteindra 10 milliards d’individus en 2050?

Amélie Sanchez, reporter ImpAct

Sources:

Netflix ou la révolution du streaming légal, L’Expansion