A la découverte de ces jeunes qui s’engagent pour la planète

« La planète a été là bien avant nous, et continuera à l’être longtemps après que nous aurons été anéantis. Le plus grand défi auquel nous faisons face est de changer la conscience humaine, pas de sauver la planète. La planète n’a pas besoin d’être sauvée. Nous, en revanche, oui ». [1]

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne s’agit pas d’un extrait d’un discours de Leonardo Di Caprio, mais de paroles d’un indigène de quinze ans, Xiuhtezcatl Tonatiuh.

Xiuhtezcatl (prononcé shoe-tez-cat) est le jeune directeur des « Earth Guardians », une organisation environnementale à but non lucratif, visant à protéger l’eau, l’air, la Terre et l’atmosphère. Lancée en 1993 avec la première génération de jeunes engagés, il s’agit aujourd’hui de la troisième des Earth Guardians.

Mais qui sont ces jeunes qui s’engagent pour la planète ?

 

Le mouvement

1Eux-mêmes se décrivent ainsi sur leur site internet[2]: « Nous sommes une tribu de jeunes activistes, artistes et musiciens du monde entier se mettant en avant comme des leaders et co-créant le futur que nous savons possible. Nous sommes ceux que nous attendons. »

Présents à la conférence des jeunes (COY11) puis à la COP21 toujours à Paris en fin d’année 2015, ils voyagent dans le monde entier pour donner des conférences, rencontrer des jeunes dans des écoles et participer à des festivals.

 

Leur jeune directeur, Xiuhtezcatl[3], à la fois activiste et rappeur d’éco hip-hop, prend régulièrement la parole en public pour interpeller les dirigeants internationaux. En 2013, le président Barack Obama lui a même remis le “2013 United States Community Service Award” et il est devenu le plus jeune membre du conseil de la jeunesse du Président. Après avoir pris la parole à l’ONU en 2013 et 2015, il a amené en décembre 2015 des dizaines de milliers de signatures de jeunes Earth Guardians à Ban Ki-Moon et à d’autres dirigeants internationaux à la COP21. Le 22 avril dernier, lors de la signature de l’accord sur le climat à New York, il rencontrait même Leonardo Di Caprio. [4]

Considéré comme l’anti-Bieber, Xiuhtezcatl mobilise des jeunes dans vingt-cinq pays pour demander des politiques plus vertes aux dirigeants politiques. Dans sa ville natale, au Colorado, il a déjà convaincu la mairie de ne plus utiliser de pesticides dans les parcs, et d’instaurer une taxe pour les sacs plastiques. Il dénonce également l’exploitation du gaz de schiste au Colorado et n’hésite pas à rapper pour sensibiliser aux dangers de cette exploitation, comme on peut l’entendre sur son titre « What The Frack ? ». [5] (lien vers le clip en note)

Au cours de l’année, à travers leur projet « Protect Our Future », les Earth Guardians mènent différentes actions en fonction des saisons. Par exemple, au printemps dernier, ils ont dédié leurs interventions à la Terre et se sont concentrés sur la régénération des sols. Ils ont contribué à la création de jardins biointensifs, à la restauration de pâturages dans les prairies et ont sensibilisé les jeunes dans des écoles. Cet été, ils se concentreront sur la protection de l’eau, puis sur l’air quand viendra l’automne et enfin sur le climat cet hiver.

L’éco hip-hop, késako ?

Depuis quelques années, les Earth Guardians contribuent à développer l’« eco hip-hop », une forme de rap sur l’environnement. Xiuhtezcatl et son jeune frère de douze ans, Itzcuauhtli, écrivent et produisent eux-mêmes leurs chansons, et donnent des concerts dans le monde entier pour faire entendre leur voix[6]. Leur premier album, « génération Ryse » (sorti en 2014) aborde des problématiques diverses telles que leurs racines indigènes, les droits des enfants ou encore le retour à la nature.  Il en ressort un album entraînant qui donne envie de s’engager pour laisser un monde meilleur aux futures générations.

Leur objectif, à travers leur musique, est d’« éduquer leur génération sur la crise mondiale de l’environnement et [d’] inspirer des gens de tout âge à se connecter à leur passion et à se diriger vers une action positive et créative ».[7] Bien plus que de simples rappeurs, les Earth Guardians sont les précurseurs d’un mouvement global qui ne peut que se développer dans les années à venir.

L’équipe d’ImpAct a eu la chance de les voir en concert lors de la conférence des jeunes à Paris et a adoré !  Malgré leur jeune âge, ils savent soulever les foules avec leurs chansons engagées et leur dynamisme sur scène.

 

Faites comme nous et suivez leur activité sur leur site internet, sur Facebook et sur leur chaîne YouTube !

 

http://www.earthguardians.org/

https://www.facebook.com/EarthGuardiansTribe/?fref=ts

https://www.youtube.com/channel/UCTM0VbrlY7YtIXdcgSaUMdA

 

Florence Ramel

 

[1] http://ecowatch.com/2015/04/22/kid-warrior-xiuhtezcatl-martinez/

[2] http://www.earthguardians.org/

[3] https://buzzworthy.s3.amazonaws.com/wp-content/uploads/2015/04/kidwarrior2-640×400.jpg

[4] http://remezcla.com/culture/xiuhtezcatl-martinez-leo-dicaprio-un-climate-change/

[5] https://www.youtube.com/watch?v=JxI7ERflFfM

[6] http://www.earthguardians.org/onstage/

[7] http://www.earthguardians.org/